Concrétisation décadente d'un Hybride de Déchéance

Concrétisation décadente d'un Hybride de Déchéance
Un levé de rideau si fade, inébranlable, qui n'aurait jamais eus lieu d'être,

Mais quelle sombre araignée tisse les liens de son éternel regard blafard ?

Elle divague.....

Griffes acérés, images tuméfiées, tableaux déchirés, c½ur laminé.

Quand va-t-elle se reposait et vous conter, maintenant et à jamais.....

Aux détriments de ces tourments, elle va sans doute vous murmurer sournoisement et tièdement, tout en vous tenant la main, la lame de rasoir au creux de vos reins......


Ouverture de rideau


L'on me donne bien des surnoms, mais l'on me désigne pratiquement jamais par mon véritable prénom puisque cela me semble souvent de façon trop froide à mon avis, parfois faussé. Beaucoup diront et répéteront, me susurreront que je ne vis que dans mes rêves, que mon regard est fermé hélas......

Peut-être vis-je qu'à travers mes rêves qui me hantent, et ce monde divergeant se tordant, toutefois mon regard aussi bien inflexible que morbide est très attentif.

Contrairement à ce que pensent certains, je ne suis pas tout à fait apparenté à la folie, Mais qui sera le plus fou des fous sans se rendre compte qu'il est lui même fou ? Qui pourrait affirmer et classer une personne dans la folie.... Personne car personne ne définit la même divagation par le même mot.....

Je m'arrêtais sur ces derniers renseignement en espérant ne pas vous avoir embrouillé ni écorché.....


Dénomination : Violent Sedative

Localisation : 80 Somme

Situation : Éprise de sa moitié

Signe astral : Taureau

Errance : 20 années.... De regrets


Fermeture Provisoire du Rideau


# Posté le mardi 25 novembre 2008 13:17

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 12:25

Certains Maux

Certains Maux
Songeur, Trompeur de Torpeur

Je perdrais inlassablement tout, car rien ne m'appartiens, ni ne me retiens. Je ne serrai être celle que je suis car on me l'interdit. Il faut m'extérioriser sinon je vais succomber. Je ne porte pourtant toujours un masque incassable, insaisissable, mais au plus profond de moi, tout est périssable. Qui à bien pu faire de moi, ce que je semble être ? Ou plutôt dirais-je, m'efforcer à être celle que je me suis forgée ? Qui pourrais le dire mieux que moi-même, alors que j'ignore les règles maîtresses de mon être d'allégresse. Aujourd'hui je pourri, en espérant demain mourir pour ne plus souffrir, qui pourrais avancer que le bonheur se cache derrière le savoir faire et être ? Car tout est abstrait et désordonné. Qu'espérais de plus d'une agonie embrunie, si ce n'est qu'une ironie de pouvoir épier, en étant intoxifié par une force de volonté, dépassant un ressentiment de haine, qui au plus profond du c½ur, se tort de douleur en espérant s'extirper d'un pu qui suinte cette vie aigrie.

La Rose Noire

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 08:01

Modifié le jeudi 27 novembre 2008 13:13

Destruction de l'âme Noire

Destruction de l'âme Noire






Il y'a tant d'anges noirs, en détresse.....

Cependant personne, s'en intéressent....

La Rose Noire.

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 07:28

One Shot : Just One Music

Public avertit, one shot yaoi


Je suis là, dans une salle, où l'odeur de l'alcool me monte, seule à la tête, mon esprit vacille mais mes yeux se focalisent sur l'objet de mes désirs de convoitise. Je suis assis seul à une table au siège diablement confortable dans un décor assez sombre et élégant, mais comment expliquer une élégance quand elle est arrogante dans toute sa contenance ? Les parois sont recouvertes d'un noble tissu satineux bordeaux somptueux sans être duveteux, mais si je m'assoupissais dans un tel lit, cette texture pourrait me faire l'amour avec une telle intensité et volupté, m'en voilà presque excité surtout lorsque j'observe, des lèvres murmurer des paroles d'érotisme pure et dure dans un visage de perversité hautaine à la fois sensiblement cruelle. Une bête dénuée de sens qui cherche à fusionner en décrivant un acte d'amour avec un regard distant, fuyant, mais la courbure que prend la divine créature pour accentuer et intensifier ses dires de ses mains longues, fines, habiles, pâles aux bagues argentées métallisées ornées de croix inversées, sont un art à ravir qui m'éblouit.

Enfin bref me voilà dans une immense pièce à mater grossièrement avec une certaine note de chasteté, un artiste dans sa grandeur de splendeur, bien entendu d'autres personnes sont à proximités écoutant attentivement le chant, sans essayer d'en comprendre le sens et de trouver la sonorité lente et percutante correspondant aux paroles se mêlant prodigieusement avec l'accompagnement des membres du groupe. Mais qu'importe le ch½ur que peuvent former les guitaristes à la coiffure électriques et du clavier grondant de ses assourdissements mélodieux, ingénieux et volumineux comme les muscles d'un torse ruisselant, même si le monstrueux artiste que j'essai de dompter et d'attirer en vain l'attention est assez fin. Du moins c'est ce à quoi je songe, étant donné qu'il ne porte que du noir mais d'un tissu de velours pour le haut, aux lacets laissant son cou dévoilé ainsi qu'une partie de torse imberbe et qu'il porte un serre-taille à la cuirasse torride à la boucle métallique dominante. Je meurs d'envie de lui arracher avec les dents. Son pantalon, huum..... L'animal doit sûrement avoir une certaine répugnance à l'idée saugrenue que je vienne surgir nu de préférence à quatre pattes sur la scène pour le dézipper car il est bien prisonnier dans ses hautes bottes aux boucles plus fines mais plus présentes, ce qui allongeaient ses jambes sensuelles, mon dieu que je meurs d'envie d'y glisser ma langue jusqu'à son intimité.

Je me voyais d'ailleurs bien l'inviter à se joindre à moi et peut-être aurai-t-il prit l'initiative de me caresser la jambe avec ses monstrueuses chaussures et me fixer avec un regard carnassier tant il était d'un bleu perçant et brillant de malveillance mais peut-être qu'il en souffrait. Ce ne doit pas être un choix évident à prendre de devenir chanteur et surtout un énorme risque de se casser la gueule à gagner son unique revenu avec des CDs. Mais s'il le souhaite j'aimerais pouvoir lui faire l'amour et en contrepartie lui offrir une stabilité mais à mon avis ce n'est pas ce qu'il recherche, il aime le danger..... Non il est le danger, je suis sa proie sa victime.

Il semble lire dans mes pensées, en cet instant il pénètre mon regard, ses cheveux sont humides, mi-long noirs balayant souplement ses épaules carrées et assez développées, je dois bien l'avouer. Ils passent sa main dans une épaisse mèche de sa chevelure qui en reste en arrière et redescendent progressivement devant son ½il droit, ne le recouvrant pas totalement, de façon irrégulière glissante vers sa bouche en s'arrêtant avant la pointe de son nez fin et régulier, tout en me désignant de son doigt vernis de noir pour accentuer son :

私は、羨望
でも、あなたを感じることはありません。

J'ai envie de toi,
Mais tu ne le sens pas.

Son visage est sublimé de lumière, il ressemble étonnement à un ange noir, je divague et lui me fixe toujours plus, en jouant avec le support de son micro, telle une légère masturbation placé entre son index et son pousse glissant lentement vers le bas de la tige droite. J'aurais donné n'importe quoi pour ce touché étrange et affolant, lui et moi dans des draps de satin, j'en ai toujours rêvé en le détaillant sur une affiche pour la promo d'un de ses albums, en effet il en à déjà 5 et parait-il qu'il n'a seulement que 25 ans et il y'a un an il avait disparu, j'ai cru sombrer dans la folie. En cette soirée il faisait de nouveau son apparition et ce n'était pas trop bondé car il avait spécialement choisit une étroite salle pour un public restreint.

Ce matin Je n'avais pas perçue un quelconque privilège lorsque j'avais réceptionné un pli dans lequel il y'avait un morceau de bristol d'invitation VIP, pour cette sorte de réception où seul certains aristocrates pouvaient accéder pour apprécier une mélodie de Visual décalé et y mélangé une part de sensualité. Cependant je suis loin de vivre dans le luxe, étant journaliste dans une société quoi toutefois est renommée pour ses compétences relationnels et professionnels. J'ai étudié avec difficulté, longuement et durement à Tokyo pour y arriver, puisque je suis d'origine britannique, mais qu'importe, ça ne m'avait jamais apporté le bonheur. Je n'avais pas de problèmes de c½ur car tout simplement je n'avais pas eut de relation avec quiconque et ce même en étant âgé de mes 22 ans, ayant passé deux classes, étant un peu plus jeune.

Soudainement coupure d'électricité, je reviens à la mélodie sur les derniers lents et paisibles tourments d'un essoufflement vocal brûlant, arrêté sur une phrase exténuée. Des paroles s'échangent en chuchotement, peut-être que cela fait partie de la mise scène externe du domaine relatif à la présentation et du déroulement du spectacle créatif et inventif.

Hélas je n'aurais pas le temps de me pencher sur la question, les inquiétudes sur le devenir de la prestation s'échappent de mon esprit, plus aucuns avis des inconnus ne parviennent à mon âme puisqu'il est là prêt de moi, je le sais sans percevoir aucuns de ses soupirs. Ses cuisses frôlent les miennes, ses mains s'échappent sur mon visage, je ressens ses bagues froides parcourir mes joues de ses mains moites et chaudes, son souffle glisse à présent sur mes lèvres, il est sur le point de m'embrasser, je le devine aisément, tant il gémit pour passer la pointe de se langue torride sur ma lèvre inférieur. Je me laisse emporter par cet unique baiser charnel, sa bouche me paraît inaccessible mais je sais à quel point elle n'est ni imposante, ni pinçante, elle est à mon goût rebondie, rosie, tendre autant que sa douce langue. Sans m'en rendre compte alors que nos lèvres se touchent et que nos langues farouches s'emmêlent, mon boxer glisse tant mon pantalon de costume sur mesure et assez prêt du corps est déjà ouvert, et sans patience, non pas que je pourrais le reprocher il glisse ses doigts soudainement dans ma bouche, pour les introduire entre ses fesses. Je ne peux m'empêcher de malaxer cette peau ferme et pleine. Et comme si le temps le pressait, il vint rapidement s'empaler sur mon sexe, évidemment tendue, il rejette sa chevelure d'ombre sombre en arrière, commence à haleter, l'anus dilaté, les coups de reins déchainés et réguliers. Il me fait l'amour comme s'il n'avait attendue que cela, pendant qu'il animait la soirée par le simple fait d'être monté sur scène et de l'avoir ainsi sur le bout du sexe, je ne pus réprimer un gémissement suivit d'une expiration en soufflant son prénom, le corps en fièvre, les yeux perdus dans l'obscurité, essayant de redessiner l'artiste sur mes cuisses :

- Eichi........

Retour brutal à la réalité ses mots pénétrant m'ont fait divaguer, il n'y a jamais eut de coupure, je suis seul à fantasmer et surtout à repenser au prénom que j'ai ressassé en moi : Eichi, je relativise, c'est bien son nom de scène, Eichi du groupe « Jorougumo » traduit littéralement par : « l'araignée prostituée », mais en dehors se prénomme-t-il réellement ainsi ? J'ai envie de savoir. Pendant que je le vois légèrement se déhancher par des mouvements très lents et calculés, je ne peux m'empêcher de l'imaginer sur moi et encore mieux moi en lui, il avait l'air d'apprécier et je trouve ça excitant de le prendre sur son propre territoire, un homme qui écarterait les cuisses sur scène, en voilà une scène comme je les aime. Rien que d'imaginer mes doigts glisser entre ses fesses humides et chaudes, j'aimerais bien savoir comment il fait l'amour et surtout pourrait-il le faire avec un homme, avec moi en particulier car il me fait le plus bel effet.

Alors que je tente tant bien que mal de noyer mes ardeurs dans mon seul et unique verre de vin, en épiant la bête érotique dans son serre taille sadique et perfide, celle-ci acheva son ½uvre dont il fallait y savourer chaque notes interprétées à la seconde même où elles naissaient de ses lèvres, par ses dernières susurres telle une profonde fissure en mon âme :

私はあなたの唇にしがみついて死ぬだろう。
Je mourrais accroché à tes lèvres.

La créature angélique, aux yeux tirés et affinés, traits typique japonais, les yeux maquillés de noirs aux larmes extrêmement fines sur les côtés en deux traits joliment apprivoisés sans être trop vulgaire ni grossièrement, les lèvres saupoudrés d'un léger maquillage de bâtonnet noir cerise ensanglantés exténués par la pigmentation sombre. Le teint et la parcelle visible de son être si pâles et apparemment sublimés d'une poudre légère, épousant son visage de façon machiavéliquement cendreuse et mystérieuse comme son regard ténébreux et fiévreux. Clos ses yeux, baissant légèrement la tête, tout en maintenant de ses doigts la tige de son micro, les cheveux légèrement libre de leurs pointes, le bras plié d'une façon cérémonieuse et charmeuse, sa main gauche, était plus en arrière et tout à fait remontée, les doigts décontractés de ses bagues contrastées d'éclats blanc hurlant aux reflets métalliques brûlants de lumière, les jambes quelque peu espacée comme une désinvolture assez intime et fragile. A cela des applaudissements fusèrent de part et d'autre, des roses surgissent, des lettres tapissent les planches noires de la scène ou se tenait l'être convoité de sa généreuse prestance talentueuse.
Toutefois alors que le public semblait en redemander, la scène commençait déjà à disparaître sous les pleurs d'une demoiselle, aussi charmante pouvait-elle l'être dans sa tenue noir grisée au décotée dévergondé, les cheveux dénoués, les lèvres glosées, les talons aiguilles très efféminés, sans doute aurait-elle pu terminer sa soirée avec Eichi, ou alors c'était salir le prénom et la réputation du ténébreux chanteur en songeant à cela, entre autre, à se taper la première venue en se servant de son influence enivrante.......

Néanmoins Eichi, ne paraissait pas l'entendre et demeura immobile jusqu'à la fermeture totale du rideau. Il n'en fallut pas plus pour River Evans, yeux verts ambrés, cheveux châtains dorées légèrement foncés d'une définition en pointe parfaite qui glisse dans la nuque, des cheveux assez libre sans être totalement long avec cependant un raie légèrement penchée sur le côté droit, laissant une mèche plus abondante sur le côté gauche de son front, appauvrissant celle de gauche formant un rehaussement frontale taquin et séraphin. Un ½il pétillant un sourire qui s'étirait assez facilement sans être totalement remarquable qui souligné une légère excentricité. Cet homme s'était donc déjà élancé à travers les coulisses, s'étant infiltré dans une issue dissimulée dans l'ombre à côté de la scène, effaçant les couloirs étriqués, figés, allongés. Le c½ur battant, cherchant, détaillant chaque enseigne de son intitulé. Plus il parcourait l'immensité silencieuse et trop illuminé des couloirs aux projeteurs perturbateurs, prédateurs, aveuglant avec conscience le jeune journaliste, plus il semblait s'éloigner d'Eichi, mais peut-être avait-il quitté les lieux prestement ? Non cette interrogation refusait de s'installer dans l'esprit de River et pour cause son c½ur se serra dans sa poitrine meurtrie, s'arrêtant d'un seul coup, les yeux plantés sur le prénom d'Eichi, encré sans subtilité. Sans réfléchir, River agrippa la poignée et en poussant la porte se retrouva face à la créature de ses fantasmes les plus tendres et pervers, le visage légèrement démaquillé mais dont la sensualité semblait effleurer River.

- Bonsoir, j'aime assez l'audace mais venant de vous monsieur Evans, c'est encore plus excitant, je vous en prie fermez la porte.

M'incita-t-il délibérément assis d'une façon intrigante, une jambe repliée sur l'autre, installé de dos à la glace et sur le support qui l'avait probablement assisté lorsqu'il s'était maquillé. De sa main droite il torturait de caresses répétitives, ses cheveux du côté droit aux longueurs irrégulières à l'arrière et sur les côtés de son cou, mais ce qui m'électrocuta était qu'il savait mon prénom, alors que je fermais la porte comme un automate devant son regard dominateur, il poursuivit :

- Comment je sais cela ?

S'interrogeât-il d'une façon douteuse mais charmeuse au ton de sa voix harmonieux, mélodieux, envieux, rejetant sa mèche rebelle, relevant sa tête, pour reprendre en me fixant d'une façon humaine :

- Et bien j'étais dans votre classe un temps passé......

Souffla-t-il comme s'il en avait était brisé, du moins c'est ainsi que je le percevais.

-Mais je ne ressemblais pas l'animal que je suis désormais,

Sembla-t-il déplorer, comme s'il aurait voulu me violer au lycée, seulement c'était ce que j'imaginais, or au ton de sa voix, il en semblait déprimé.

- Jamais vous n'aviez aperçu combien je vous aimez et très peu assuré de mon physique je n'osais venir à vous, cependant en cette soirée j'ai décellé dans vos yeux une envie de me déshabiller pour découvrir un torse finement musclé. Vous ne pouvez imaginer l'émotion qui m'a traversé en vous voyant assis ici, tout en ayant accepté mon invitation personnelle.

N'omit-il pas à souligner dans un souffle de chaleur que je ne pu ressentir, mais sa voix laissait transparaître un trouble...... Oui, un trouble de se retrouver l'un en face de l'autre et que je puisse l'admirer.

- Eichi Yamashita,

murmurai-je, sans avoir la chance de lui avouer un amour réciproque, sa langue s'était aventurée dans ma bouche alors qu'il s'était relevé d'une façon lente et toujours précise, ne me lâchant plus du regard, craignant la fuite sûrement. Je pourrais probablement en cette soirée faire l'amour pour la première fois entre de délicats draps de satins, enfin s'il en possède mais en connaissant son tempérament dévoué et attentionné, certainement qu'il y aura pensé, même si romantisme ne semble pas se conjuguer pour lui avec érotisme.

我々にとって音楽をならす
音楽別。
Une musique pour nous apprivoiser
Une musique pour se séparer.

Fin

La Rose Noire

# Posté le samedi 03 janvier 2009 06:08

Heart Of Vampire


Ses mains tremblent d'une douce délicatesse, maladresse.
A tel point que mes gestes et paroles perdent Hardiesses.

À la lueur médiocre d'un soleil tardant à se coucher lamentablement pour s'écraser enfin au delà de l'adversité et des préjugés, se taisant sous la lumière enchanteresse de la vie nocturne, qui par sa grâce offre sans conteste son voile apaisant, angoissant.

Ce charmant contraste de lutte infernale entre deux entités rivales, ne cessaient de se déchirer sans remords pour imposer leurs avantages ou bien leurs contraintes, pour illuminer ou assombrir une pièce à présent éclairée par un simple écran d'ordinateur, la salle de séjour devait être assez éclairée en journée par des meubles d'un blanc saisissant et radoucissant par la texture crémeuse et non rugueuse de l'imitation cuir du sofa.

Désormais Seuls les sonorités mécaniques qui émanaient de la machine, ravivaient et inspiraient à la vie humaine. Des doigts fins et gracieux buttaient lourdement sur les touches graves et éteintes, laissant paraître une certaine lassitude et le désarroi de la jeune femme, dénommée Kity Worne. Tout juste âgée de 22 ans, rédactrice pour un magazine désigné «Modern&Glam Life», destinée à la gente féminine et avenante dotée d'un caractère assuré gardant une élégance propre aux femmes accompagnées par ce nouveau compagnon. Le précieux papier glacé rafistolé tel un book que l'on se devait de posséder, pouvant se nicher sans encombrements et sans supplications soit dans un tiroir de table de chevet ou alors et pourquoi pas directement dans le sac de ces demoiselles ou dames ? Le tout agrémenté de la presse people, bien entendu. Cependant cette chroniqueuse se sentait seule et désespérée, puisque sa vie tournait contre son gré autour du travail et cela malgré sa bonne volonté. Elle aurait pu avoir une vie si simple, si heureuse... Jeune au visage d'ange, les yeux d'un bleu simple sans être agressif, un maquillage discret, des formes dessinées par des vêtements enveloppant intégralement son être. Elle était dotée d'un sourire sincère, une silhouette correcte d'une hauteur honorable, aux cheveux d'une coupe mi trop courte mi trop longue, d'un marron glacé clair et brillant à la naissance de sa nuque avec quelques mèches recouvrant son front du côté gauche, par des longueurs inégales sans encombrer sa vue accentuant son doux teint. L'une glissait généreusement pour contourner son ½il au sourcil fin et délicat, l'autre s'immisçaient sur sa joue pour s'arrêter juste à la douce naissance du coin de ses lèvres au contour mis en avant par son gloss savoureux et légèrement pulpeux, les dernières quand à elles encadraient son visage pour se loger dans son cou en arrondi, accord parfait dans ce mélange souhaité.

- Bon plus que quelques petites retouches et après je vais attendre Ken, une fois de plus.... Ça ne change pas des autres soirées....songea-t-elle dans un élan de mélancolie sensible et docile fixant au loin par la fenêtre une main calée sous son menton, l'esprit ailleurs, aigreur, torpeur.

Enfin elle éteignit le moniteur, ayant bien servit malgré sa modeste apparence et son utilité réduite, à passer le temps. Elle se mise à soupirait devant l'écran désormais sombre et glauque, tout en laissant ses pauvres épaules frêles s'affaisser d'une manière impuissante, elle resta un moment pensive, le regard figé, pour enfin prendre appui sur ses deux mains reposant sur le bureau soutenant son dure labeur chaotique. Des suffocations étouffées vinrent alors plonger le pauvre logement d'une envergure aussi modeste que la propriétaire, dans une atmosphère d'une douceur morne et lourde par des larmes cachées comme une honte dans le tissu fin et étroit des manches de la jeune femme.

- Qu'en penseraient mes parents de cette situation ? Chaque soir je l'attends lui, lui à qui je vais me donner, je pensais pourtant que l'idée du mariage nous aurait rapprochés, mais à présent il n'en n'est rien et je ne suis plus sûre de ce que je veux et voulais réellement. Je n'ai plus de famille non plus, se résigna-t-elle par ses pensées tortueuses et inaccessibles, elle se sentit comme aspirée par un état de détresse impitoyable, se laissant reposer sur ses bras allongés sur le support, anéanti par la souffrance et la solitude que lui prodiguaient ses circonstances déplorables et infectes. Tu n'es qu'une idiote Kity, Tu n'es qu'une idiote..... Se sermonna-t-elle entre ses manches.

* *
*

Pendant ce temps, à quelques centaines de kilomètres de la demeure harmonieuse de la jeune femme. L'intérieur prestigieux, par des murs putrides et crevassés recouvert d'un lourd velours bordeaux, somptueux par sa couleur et grisant par son touché maniaque, surmonté par des tableaux les plus reluisants par leurs ornements d'aciers argentés et clinquants à l'½il sournois des éventuels collectionneurs de trésors ternies. Les mêmes ½uvres se retrouvant poncées avec amabilité et allégresse, afin de restituer à la pièce un air presque authentique à ce que le manoir aurait pu être jadis. Cependant alors que l'on pourrait s'attendre à une réception mesquine et charmeuse par la présence de personnalités convoitées, un jeune homme aux cheveux d'une coupe mi-longue d'une couleur châtain clair, terrifié se retrouva en position de soumission, horrifié face à un fond de couloir vide. Il s'était retrouvé projeté sans avoir était, ne serai-ce qu'effleuré, l'effrayé vêtu d'une simple veste de costar, le tout arrangé par la coupe évasée d'un jean délavé se mis alors à geindre, tant son bras s'en était brisé sous sa chute violente et imprévisible.

- Merde qui est là ?

Cingla le jeune homme, d'une façon désespérée en direction de l'encadrement de la pièce sombre et inquiétante, il poursuivit tout de même avec effroi et un sentiment implacable de solitude :

- Je n'ai rien à me reprocher, Je suis chez moi, foutez-moi le camp !

Sous l'effet de la surprise il ne savait plus exactement où il en était, ni comment il s'était retrouvé propulsé tel un pantin, à travers une porte défaillante, il balbutia alors entre ses lèvres hésitantes en retenant un ricanement faux :

- C'est bon les gars, vous m'avez eut, j'ai eus la trouille de ma vie, ne recommencez plus ça.

Il voulut se redresser, quand une douleur aiguë et brûlante embrasa son bras, il se plaignit alors en haussant la voix :

- Vous avez abusez, j'ai le bras broyé par vos conneries, sortez de là et venez m'aider !

Sous ses derniers ordres, le salon meublés parût d'avantage plus sinistre, que les souillures qui assaillaient les disgrâces du cuir brun des sofas tendres par leurs chairs tendus et souples. Le timide écho putride des exigences, parût demeurer encré dans l'esprit de l'importun, ébranlant un instant les vitrines orgueilleuses d'une collection de grands vins appréciés par leur simple exposé. Résonnant avec charme entre des verres vides posés sur la table basse, ayant obtenue sa place juste devant les deux canapés formant un demi-cercle ouvert sur un jardin obscure. Ce qui fit alors tressaillir le blessé, était un verre qui avait simplement perdu l'équilibre, il se brisa alors de ses éblouissants éclats de diamants dans un exténuement imperceptible à l'ouïe sourde de l'homme. Son regard instable se planta sur les débris brillants du récipient, sans vraiment s'en rendre compte il soupira de soulagement, quand précipitamment son souffle se coupa avec un parfait sentiment glacial d'être observé, il chercha d'un ½il atrophié, son rythme cardiaque semblait s'accélérait, il suffoquait, le regard perdu, son être en resta de surcroît immobile.

Soudain son âme se décomposa, la peur le saisit et le travailla au corps, dans ses entrailles des sensations de vides exécrables vinrent se loger dans un confort vif au creux de son c½ur. Toutes pensées semblaient s'être volatilisées de son esprit tangible, car ce qu'il vit jamais il n'y avait songé un instant, pas comme cela, pas maintenant, cependant........

Lui l'avait décidé ainsi, si l'on pouvait dire il, car dans l'obscurité deux yeux bleus avaient transpercés la toile noire qui se dressait devant le jeune immobilisé sur un sol de marbre, complément terrifié par ce qu'il distinguait nettement dans l'ombre. En effet le regard qui avait apparut, aurait-donc traversé le mur adjacent de la résidence aux défaillances inquiétantes et alarmantes, puisque l'encadrement donner sur une magnifique cloison indestructible pour un humain, seulement pour un humain. Mais ce qui approchait de ce qui semblait être l'invité d'honneur lamentablement humilié à terre, ne l'était plus depuis fort longtemps et cela se confirma assez rapidement, d'une part par sa présence et d'une autre par son entrée.

C'est ainsi que les yeux aux pupilles d'un bleu morbide aussi fines et allongées qu'un félin se tinrent à une hauteur monstrueuse, voir même désastreuse, à ce même instant les lumières se mirent à grésiller, vibrer, et s'exténuer de temps à autre, laissant une chaleur étouffée régner au sein des ampoules parfois dévissées. Toutefois les luminaires s'intensifièrent dans un claquement assourdissant au même moment, redessinant nettement d'un seul instant, les traits de celui qui s'était invité et avait malmené le jeune homme estomaqué, blessé. Le visage qui s'était imposé, se concrétiser par un regard orgueilleux, prétentieux, audacieux, des sourcils noirs arqués de défis, de mépris orné d'un maquillage épais de noir prononcé sur les paupières mobiles, atténué et fumé sur la partie externe, rejoint en coin par un trait fin continuant sous chaque yeux et surtout observait de travers l'être à terre. La tête penchée en avant, les épaules fièrement redressées, la silhouette finement ajustée par une longue veste de cuir noir crissant, plissant, un pantalon assortis surplombé d'une lourde ceintures terminés par deux crânes argentés sur la taille, un haut également de cuir transpercés de chaines pour former une croix sur l'ensemble du torse. Le portrait achevé par d'imposantes bottes à plates formes qui elles aussi étaient parsemés de chaines. Mais ce qui marqua d'avantage la pauvre victime était le teint si blanc de l'être et le masque qui dissimulé la moitié de son visage, incluant ses lèvres et ses cloisons nasales, sur lequel retombé ses cheveux ébènes ébouriffés, très désordonnés pour une coupe au bol, dont quelques mèches balayaient sans discipline le front du méprisant jusqu'à descendre devant les yeux sauvages et barbares de l'être. Tout bascula quand il prit la parole, puisqu'il s'était introduit dans l'esprit de l'inconscient égaré de son groupe au beau milieu de la nuit, dans un corridor d'aigreur dans lequel régnait incontestablement la terreur.

- Que vas-tu faire une fois avoir saisit les biens de ton défunt parent ? Vas-tu rappeler tes trois guignols qui t'accompagnent ?


Questionna sans convenance l'être effroyable dont la rencontre était exécrable, ajustant un sourcil, dissimulant par son maque un sourire sadique, très perfide, basculant la tête en avant observant les lieux avec une tout autre vision qui lui semblait propre avec la plus absolue indépendance, indifférence.

- Comment ? .... Comment ?

L'être à terre, pouvant seulement se tenir la tête basculée en arrière, les yeux immobiles ayant péniblement balbutié devant la créature amusée qui le devança l'½il sournois en adoptant une position dominante de toute sa haute stature accentuée par un éclair déchirant de résonance tant toute la quintessence de la démence externe épousait les parois de la demeure.

- Ils se pourraient qu'ils fassent de bien mauvaises rencontre, vampire.

Affirma de sa posture culminante celui qui s'était invité et qui avait malmené le vampire soumis, tout en saisissant une bouteille, la scrutant pour la reposer brutalement sur son socle de bois détérioré, sans l'observer devant un léger tressaillement du blessé, l'épiant bouche bée parfaitement fasciné par la malléabilité de l'être à l'allure vive.

- Mais ne t'en fais pas, ils seront en excellente compagnie, et j'espère sincèrement que tu ne t'imaginais pas déjà entrain de ravager ce territoire.

Souligna l'être à la chevelure ébène dont la voix interne contenait une certaine malice de délice tant elle en était pleine de sévices.

- Ce n'était pas intention... Mais qui êtes-vous ? Comment faîtes-vous ça ? C'est dingue j'ai l'impression d'avoir la tête dans un étau, vous n'êtes pas humain non plus.

Sans paraître ni plus du moins affecté, dérangé, par les interrogations, interventions, l'être rétorqua simplement détaché, le corps relâché, la voix diminué, les traits visibles de son visage décontractés dissimulés par la noirceur de ranc½urs du c½ur de la pièce, de son imposante stature impressionnante, dominante.

- Inutile de perdre du temps face à ces questions, seulement tu répondras de tes actes puisque tes abrutis sont incapables de se tenir convenablement.

- Que voulez-vous insinuer ? Dîtes le moi.

S'enquit le pauvre amoché sans avoir la moindre idée de ce qui ce tramait sous lui à cet instant précis.



La Rose Noire

To be Continued.....

# Posté le samedi 03 janvier 2009 14:05

Modifié le lundi 02 novembre 2009 11:06